Colère et larmes


Communauté protestante libérale

de Liège Marcellis

   Une communauté ouverte, tolérante,   

conviviale, dynamique,

en recherche.

 

Évangile et Liberté



Par souci de vérité et de fidélité au message évangélique,

Refusant tout système autoritaire, nous affirmons :


  • La primauté de la foi sur les doctrines,


  • La vocation de l’homme et de la femme à la liberté,


  • La constante nécessité d’une critique réformatrice,


  • La valeur relative des institutions ecclésiastiques,


  • Notre désir de réaliser une active fraternité entre les hommes qui sont tous, sans distinction, enfants de Dieu et frères et sœurs en humanité.

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Colère et larmes, signes du désarroi prophétique



Par Judith van Vooren




Accueil

 

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Hosanna au plus haut des cieux.

Tressaille d'allégresse, peuple de Dieu,
pousse des cris de joie Jérusalem !

 

Voici, ton roi vient à toi.

Il est le juge et le sauveur,
humble, monté sur un ânon — sur un ânon tout jeune.

 

Il détruira les armes de guerre,
il annoncera la paix aux nations.

Il dominera d'une mer à l'autre
et jusqu'aux extrémités de la terre.


(D’après Zacharie 9, 9 -10)

 

Louange

 

Loué sois-tu, ô Dieu, toi le consolateur,
toi qui apaises les esprits tourmentés,
toi qui sèmes la joie dans les cœurs affligés,
tu fais germer le sourire sur les lèvres crispées
et fleurir les chansons au sein des opprimés ;
c’est toi qui nous feras transporter les montagnes
pour danser avec elles au milieu de ta fête !

Loué sois-tu, ô Dieu, ton nom est grand sur toute la terre !

 

 

Introduction des lectures bibliques

 

Nous continuons notre la lecture du livre de l’Exode, et plus particulièrement le récit de l’annonce d’une ultime frappe qui finira par briser la résistance du pharaon. Pâque est plus proche que jamais, mais en attendant, les jours seront durs, on entendra parler des cris et des pleurs, qui rappellent la détresse présente encore parmi nous et sur toute la surface de la terre…

Il faudra beaucoup de courage pour traverser cette dernière nuit.

 

L’évangile de ce dimanche nous mènera au seuil de Jérusalem où de nombreux pèlerins s’affairent pour préparer la fête de Pâque.

Jésus se mêlera à cette foule, il marchera vers Pâque lui aussi, il sera notre Pâque et ouvrira une brèche dans notre nuit.

 

 

Prédication (première partie)

 

Dimanche dernier, nous avons vu comment en ces temps mauvais de crise corona, nous sommes nombreux et nombreuses à apporter notre petite pierre de lumière à l’édifice pour contrer les menaces et l’avancé des ténèbres.  Lorsque malheur arrive, l’humain est invité à en mesurer d’abord toute l’ampleur, puis à y répondre en prenant les mesures qui s’imposent et en endossant ses responsabilités.

 

Le mal auquel nous faisons face aujourd’hui n’est pas fondamentalement nouveau. La maladie et la mort font partie intégrante de notre existence. Toutes et tous, nous butons un jour ou l’autre contre ces limites dont nous ne sommes pas demandeurs mais qui seront là, inéluctablement.  Mais aujourd’hui le covid-19 a valeur de symbole. De par la vitesse et l’intensité avec lesquels le virus actuel se répand et réclame ses victimes sur toute la surface de la terre, ces limites nous sont rappelées de manière dramatique.

Avec la prise de conscience de ces limites, la question se pose avec urgence, comment riposter, comment résister à cette force destructrice, contraire à la création bonne ?

 

Aujourd’hui, gouvernement et dirigeants font le choix de combattre le virus et c’est en langage guerrier qu’ils s’expriment. On dévoile la stratégie choisie, les armes déployées, tandis que les échos qui nous parviennent des hôpitaux évoquent des scènes comme en situation de guerre.

Et déjà, on pense l’après-guerre. Comment éviter que de telles drames se répètent ?

Comment gérer notre économie, notre vivre ensemble pour mieux garantir un équilibre entre les intérêts écologiques et économiques ? Saurons-nous faire preuve d’une plus grande solidarité internationale ?  D’autres encore osent la question : est-ce que l’humain est seulement capable de tout maîtriser ?

 

D’une toute autre manière, le pharaon d’Égypte fait face à une terrible crise dans le pays. Le récit a lui aussi valeur de symbole. C’est dans ce sens que lorsque nous évoquons le récit de l’Exode nous parlons de ‘récit mythique’ ou ‘symbolique’ parce que ce qui y est raconté dépasse la réalité historique pour prétendre à une signification universelle. 

L’Égypte, Mitsraïm, ce pays des étroitesses, avec à sa tête le pharaon, représente tout système, tout rapport de force, qui produit injustice, inégalités et souffrance. Toute puissance, toute dictature, tout dictateur, petit ou grand, qui refuse à l’humain de vivre selon sa dignité devrait se savoir concerné, interpellé par ce vieux récit.

De même, tous ceux et toutes celles qui souffrent et subissent le manque de considération ou un traitement inhumain peuvent y puiser force et encouragement. 

Déjà neuf mauvais coups ont touché l’Égypte. Mais malheureusement, Pharaon n’a pas su mettre à profit le temps des épreuves.

Aujourd’hui, nous arrivons au point culminant de la confrontation entre Moïse et pharaon avec la réitération de l'avertissement déjà avec acuité au chapitre 4 : ‘

Ainsi parle le seigneur : Mon fils premier-né, c’est Israël ; je te le dis : Laisse partir mon fils pour qu’il me serve, et tu refuses de le laisser partir ! Eh bien, je vais tuer ton fils premier-né.’. (Ex 4, 22-23)

 

Exode 10,28-11,10

 

Mais le SEIGNEUR endurcit le cœur du Pharaon, qui ne voulut pas les laisser partir. Le Pharaon lui dit : « Va-t’en ! Garde-toi de revoir ma face. Le jour où tu reverras ma face, tu mourras ! » Moïse dit : « Comme tu l'as dit ! Je ne reverrai plus ta face !

Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Je vais amener une dernière plaie sur le Pharaon et sur l'Egypte. Après cela, il vous laissera partir d'ici et même, au lieu de vous laisser partir, il vous chassera définitivement d'ici. Dis donc au peuple de demander chacun à son voisin, chacune à sa voisine, des objets d'argent et des objets d'or. » Et le SEIGNEUR accorda au peuple la faveur des Egyptiens. De plus, Moïse lui-même était très grand dans le pays d'Egypte aux yeux des serviteurs du Pharaon et aux yeux du peuple. Moïse dit : « Ainsi parle le SEIGNEUR : Vers minuit, je sortirai au milieu de l'Egypte. Tout premier-né mourra dans le pays d'Egypte, du premier-né du Pharaon, qui doit s'asseoir sur son trône, au premier-né de la servante qui est à la meule et à tout premier-né du bétail. Il y aura un grand cri dans tout le pays d'Egypte, tel qu'il n'y en eut jamais et qu'il n'y en aura jamais plus. Mais chez tous les fils d'Israël, pas un chien ne grognera contre homme ou bête, afin que vous connaissiez que le SEIGNEUR fait une distinction entre l'Egypte et Israël. Alors tous tes serviteurs que voici descendront vers moi et se prosterneront devant moi en disant : Sors, toi et tout le peuple qui te suit. Et après cela, je sortirai. » Et Moïse, enflammé de colère, sortit de chez le Pharaon. Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Le Pharaon ne veut pas vous écouter, si bien que mes prodiges se multiplient dans le pays d'Egypte. » Moïse et Aaron avaient accompli tous ces prodiges devant le Pharaon, mais le SEIGNEUR avait endurci le cœur du Pharaon, qui ne laissa pas partir les fils d'Israël hors de son pays.

 

Prédication (deuxième partie)

 

Moïse n’a pas quitté le palais du pharaon depuis la dernière frappe des ténèbres. Il se tient là, debout devant le roi d’Égypte. Mais dans son arrogance, Pharaon refuse de laisser partir le peuple pour servir son Dieu. Alors Moïse n’a pas d’autre choix que d’annoncer le coup ultime, la mort des premiers-nés dans tout le pays d’Égypte.  La scène est d’une rare violence mais une violence à la hauteur de la brutalité avec laquelle le pharaon maltraite les enfants d’Israël. Tellement grande est la violence que même Dieu ne semble plus pouvoir y échapper.

Ainsi, l’annonce de cette frappe finale révèle de manière cruelle comment la folie et l’obstination de pharaon, après avoir durement touché les enfants d’Israël, précipitent maintenant ses propres enfants dans les profondeurs de la mort.  Je propose de ne pas embellir le récit, ni de l’adoucir, ni d’essayer de trouver des excuses à Dieu pour la violence avec laquelle il libère son peuple. Rappelons simplement la force symbolique de ce récit.

Il faut reconnaître que la Bible ne nous présente pas uniquement un Dieu aimant et compatissant. Bon nombre de récits nous parlent de son indignation et de sa colère face à l’injustice ou face à notre entêtement morbide, cette colère il la partage avec certains hommes, avec Moïse par exemple dont le texte dit qu’il était ‘enflammé de colère’.

Saisissons la profondeur symbolique de ces paroles et gardons-nous d’une lecture littérale et historisante qui nous empêcherait d’entendre que, même en colère, le Dieu d’Israël vient et intervient pour sortir et faire sortir.

Ce verbe, ‘sortir’ rappelle, encore une fois, l’œuvre créatrice contée dans le premier chapitre du livre de la Genèse. Comme la terre fait sortir la végétation (1,4) , comme la terre fait sortir les êtres vivants de l’ombre de ses entrailles (1,24) , l’Éternel fait sortir son peuple à travers les douleurs d’un enfantement terriblement douloureux.

‘Faire sortir’, le verbe revient dans ces quelques versets pas moins de quatre fois et il sera martelé tout au long des chapitres qui suivent : le Seigneur sortit en Égypte pour faire sortir son peuple d’Égypte !

 

Une autre indication de lecture nous permet également de saisir la force symbolique du récit qui renvoie, une nouvelle fois, au livre des commencements : tandis que les Égyptiens, riches et pauvres, puissants et humbles, pleurent leurs morts, les fils d’Israël sont épargnés, afin que vous connaissiez que le Seigneur fait une distinction entre l’Égypte et Israël.

Cette distinction est la marque de fabrique de l’œuvre créatrice de l’Éternel. Elle en est même le principe. Distinguer entre lumière et ténèbres, entre le bien et le mal, entre ce qui favorise la vie et ce qui précipite dans la mort. La crise en Égypte, comme toute crise, permet de trancher et oblige à faire des choix ; distinguer et choisir la vie, là réside notre liberté et notre responsabilité. A travers la crise, nous sommes invités à adhérer à l’option fondamentale, au choix de principe qui caractérise le Dieu d’Israël comme Dieu de la Vie.

Par nos options, en faveur ou contre la vie, en faveur ou contre les relations justes, nous favorisons ou, au contraire, nous entravons l’œuvre créatrice divine. De cette manière nous choisissons d’être l’Égypte ou Israël.

 

Abandonner la lecture fondamentaliste de la bible ne signifie nullement que son message de liberté et de vie flotte quelque part dans les nuages, nébuleux, sans jamais atterrir et prendre racine dans notre quotidien. A chaque époque, dans chaque lieu, le Seigneur sort vers minuit, il fera sortir encore car il entend le cri de ceux et de celles qui souffrent et subissent la folie des obstinés.  C’est pourquoi, en Israël, il est une loi immuable, de faire mémoire de cette nuit de pessah, Pâque, année après année.

A travers l’évangile pour ce dimanche, nous rejoignons Jésus et ses disciples, à l’heure où ils entrent à Jérusalem pour y célébrer la Pâque. 

 

Luc 19,29-44

 

Or, quand il approcha de Bethphagé et de Béthanie, vers le mont dit des Oliviers, il envoya deux disciples en leur disant :
« Allez au village qui est en face ; en y entrant, vous trouverez un ânon attaché que personne n'a jamais monté. Détachez-le et amenez-le. Et si quelqu'un vous demande : “Pourquoi le détachez-vous ? ” vous répondrez : “Parce que le Seigneur en a besoin.” » Les envoyés partirent et trouvèrent les choses comme Jésus leur avait dit. Comme ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent : « Pourquoi détachez-vous cet ânon ? » Ils répondirent : « Parce que le Seigneur en a besoin. » Ils amenèrent alors la bête à Jésus, puis jetant sur elle leurs vêtements, ils firent monter Jésus ; et à mesure qu'il avançait, ils étendaient leurs vêtements sur la route. Déjà il approchait de la descente du mont des Oliviers, quand tous les disciples en masse, remplis de joie, se mirent à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu'ils avaient vus. Ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » Quelques Pharisiens, du milieu de la foule, dirent à Jésus : « Maître, reprends tes disciples ! » Il répondit : « Je vous le dis : si eux se taisent, ce sont les pierres qui crieront. » Quand il approcha de la ville et qu'il l'aperçut, il pleura sur elle. l disait : « Si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix... ! Mais hélas ! cela a été caché à tes yeux ! Oui, pour toi des jours vont venir où tes ennemis établiront contre toi des ouvrages de siège ; ils t'encercleront et te serreront de toutes parts ; ils t'écraseront, toi et tes enfants au milieu de toi ; et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu as été visitée. »

 

Prédication (troisième partie)

 

Dans la version que nous donne Luc de l’entrée de Jésus à Jérusalem, nous découvrons la même tension qui traverse aussi le récit de l’Exode. L’annonce de la Pâque ne fait pas que des heureux. Elle butte contre la dureté des cœurs de ceux et celles qui pensent peut-être tirer quelque avantage du maintien du statu quo ; si les disciples acclament Jésus comme le Messie tant attendu, si certains reconnaissent en lui l’homme par qui Dieu visite son peuple, celui qui apporte la paix et la consolation, d’autres, les pharisiens, à l’instar du pharaon, endurcissent le cœur. Ils demandent à Jésus de reprendre ses disciples, qu’ils interrompent leur chant et leur louange. Est-ce à dire que la louange est potentiellement dangereuse ? 

Au fait, les disciples reprennent le psaume 118, dernier psaume du Hallel, où l’on bénit Celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur ; mais le psaume dit aussi qui est ce roi : ‘la pierre que les maçons ont rejetée est devenue la pierre angulaire’. Dans une autre parabole, au chapitre suivant, Luc identifiera Jésus à cette pierre rejetée.  Ainsi, il présente le règne tout nouveau qui inaugure une paix durable et trouve sa source en ce roi Messie Jésus le Christ qui, rejeté et violenté, dévoile ét met fin à l’insupportable succession de violences. Ainsi, il ouvre la voie à la réconciliation. 

Les hommes de puissance, ici représentés par les pharisiens, ont sans doute intérêt à ce qu’un tel chant de gloire soit étouffé. Mais pour Jésus il est clair qu’il est trop tard. Les puissances seront démasquées, se démasqueront d’elles-mêmes, notamment en mettant à mort Celui qui vient, innocent, pour apporter la Paix. Dorénavant on proclamera la Paix que nous prépare ce roi, humble, juste et rejeté. Et on refusera une autre paix, celle, illusoire et hypocrite, qui s’impose par la violence et le mensonge. On pourra toujours essayer de faire taire les chants qui acclament ce roi, mais alors, dit Jésus, les pierres crieront.

 

Il n’en reste pas moins que la colère de Moïse et les larmes de Jésus sont les signes d’un désarroi prophétique face au refus de certains d’entrer dans le mouvement de libération, attirant sur eux-mêmes mais aussi et surtout sur d’innombrables innocents, l’horreur de la mort et de la destruction.

  

Comme le pharaon et les pharisiens, face à l’évidence, nous refusons parfois de tirer des conséquences de nos expériences douloureuses, changer fusil d’épaule, nous convertir, diraient les écritures.

Pourtant, l’Eternel vient pour faire sortir de tout ce qui nous emprisonne…. Ou, dans le vocabulaire de Luc, le Seigneur vient pour délier et cet acte libérateur se présente comme une nécessité.

 

Le geste se concentre autour de l’ânon. S’il est dit une seule fois que l’ânon est ‘attaché’, comme le verbe ‘sortir’ dans le texte de l’Exode, la nécessité de délier est mentionnée quatre fois par Luc. C’est dire l’importance de cet acte libérateur.

  • Il nous arrive de nous sentir comme l’ânon, bête de somme par excellence, pas toujours traitée avec respect et portant parfois des charges démesurées, dans notre travail, ou à la maison...
  • Il nous arrive de nous sentir comme l’ânon, enchaînée, tête baissée… qui a envie de regarder le mur qui nous empêche d’avancer ? On se demande, alors quoi, ma vie, elle s’arrête ici ? On voudrait bien aller ailleurs, avancer, cesser de voir notre vie se glisser entre nos doigts…. mais tant de choses nous réduisent à l’immobilité sans perspectives réelles. La peur, l’incertitude, le manque de confiance en soi, en l’autre/l'Autre, en ce monde …
  • Il nous arrive de nous sentir comme l’ânon, attachés à notre passé, à nos actes et paroles qui ont parfois manqué leur but ou causé déception et détresse.
  • Il nous arrive de nous sentir comme l’ânon, personne n’a fait appel à nos capacités encore inexploitées, pourtant, on aurait tant de choses à offrir…si seulement quelqu’un nous disait, j’ai besoin de toi, je viens te délier !

 

Ainsi, les lectures de ce matin, nous rappellent l’urgence de notre libération et la persévérance de l’Éternel. Le besoin de libération est inscrit dans son ADN. Mais nous entendons aussi notre lenteur, notre hésitation ou notre refus de nous prêter à ce mouvement vers la vie.    

 

Nous croyons que face à nos réticences, Jésus nous devance ; le premier, il affronte et traverse les ténèbres de la mort, pour y opposer sa parole de lumière.  Jésus a dit : Je suis la lumière du monde, celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres ; il aura la lumière qui mène à la vie (Jean 8,12) . Cette parole ouvre une brèche dans l’épaisseur de notre nuit. Marchons confiants jusqu’au matin du troisième jour.

 

Hosanna, il vient, il vient pour sauver !

 

Offrande et prières d’intercession

 

En ce temps de confinement, nous devons réinventer la manière dont nous pouvons être solidaires. Si nous avions par exemple l’habitude de soutenir l’Entr’aide protestante par nos dons en nature, cela devient compliqué aujourd’hui, si nous avions l’habitude de rendre visite à nos aînés, là encore, nous devons repenser notre présence à leurs côtés. Si nous avions l’habitude de soutenir financièrement notre église en participant à l’offrande, là encore, il faut réinventer.

Vous trouverez le numéro de compte dans le message ou le mail annonçant cette célébration. Plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien matériel !

 

Une autre manière d’exprimer notre solidarité est la prière d’intercession. Nous y présenterons à Dieu notre vie, notre monde avec ses besoins criants : hosanna, viens sauver !

 

Prières

 

Eternel Dieu, en Jésus, nous te découvrons vulnérable
et sans puissance,
face aux choix de l’homme que tu as voulu libre.
Ouvre-nous à ta fragilité.

Eveille-nous à notre responsabilité d’aimer.

Hosanna viens sauver !


 

Quand nous sommes abattus
par les mauvaises nouvelles qui parcourent ce monde,
par les catastrophes ou par l’injustice qui nous blesse.
Seigneur, éveille-nous à l’espérance.

 

Rends-nous capables d’être attentifs à tout ce qui se construit, patiemment,
pour le bien de l’humanité.

Accorde-nous d’y contribuer nous-mêmes.

 

Nous te prions
donne à tous ceux qui connaissent la souffrance
de rencontrer des frères et des sœurs qui les aident à faire face,
et sont pour eux des signes de ta présence.

Eveille nous à une même solidarité.

 

Suscite chez les humains qui s’engagent dans les conflits et les guerres
davantage d’intelligence et de respect,
et mets en eux un esprit de paix et de réconciliation.

 

Nous te prions pour les personnes malades, touchées dans leur chair, pour ceux qui perdent courage ou ne supportent plus la solitude du confinement,
pour ceux et celles qui veillent sur les malades
et réconfortent les mourants….

Pour ceux et celles que le chômage plongera
dans une période difficile d’incertitude et de manque

 

Pour les pays plus pauvres que le nôtre
qui sont tellement peu préparés pour faire face à une pandémie,
pour les pays où ce mal s’ajoute à celui de la misère ou de la guerre …

 

Hosanna, viens sauver !

 

Nous te prions pour ton Eglise à travers le monde,
en ce temps où nous devons apprendre
à te rendre un culte autrement,
viens la vivifier et, par la puissance de ton Esprit,
guide-nous pour avancer sur le chemin de viepour y partager la vie nouvelle que tu offres en abondance.

 

Nous t’en prions, au nom de Jésus-Christ,
qui nous conduit auprès de Toi.


Amen

 

Envoi et bénédiction

 

Le royaume de Dieu vient là où des hommes et des femmes
écoutent la voix des prophètes, la voix du Christ.

Le royaume vient là où des hommes et des femmes
misent sur lui, sur la force de l’amour sans défense.

Le royaume devient visible sous nos mains, sous nos yeux,
quand nous allons où il nous envoie
et croyons à la force des actions modestes.

Il nous donne la confiance et nous croyons
que l’impossible en ce monde est possible
pour lui car il est le Dieu des promesses.

 

L’Éternel fait rayonner l’habit de lumière
dont il revêt chacun de nous ;

il nous garde tous en son amour ! L’Éternel est avec nous !


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